Buchenwald – Dora L’Art clandestin dans les camps nazis

Référence ART CLANDESTIN
€20.00
Préface de Yves Lescure de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Postface de Laurence Bertrand-Dorléac, professeur d’
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CET ESSAI EST UNE ÉTUDE de la déportation par les dessins clandestins réalisés dans le complexe concentrationnaire de Buchenwald-Dora. Dans ces camps de répression, les déportés considérés comme des stück (morceaux) par les nazis n’en ont pas moins réussi à pratiquer leur art. Pourquoi ? Non pas dans l’intention unique de témoigner mais parce qu’ils étaient peintres comme le montre le beau film de Christophe Cognet Parce que j’étais peintre, phrase prononcée par Zoran Music, peintre déporté à Dachau.Que signifie le geste de dessiner pour ces 40 artistes ? Comprendre la réalité, la représenter subjectivement comme tout artiste qui crée selon ses émotions et nous les transmet. CES ŒUVRES SONT CONTEMPORAINES de la déportation et s’inscrivent aujourd’hui comme sa mémoire présente. Les portraits sont nombreux : en représentant l’autre, le dessinateur s’affirme homme et laisse une trace de cet autre soi-même. LE PEINTRE BORIS TASLITZKY pose le problème de l’art et de la beauté en évoquant son regard « émerveillé » lorsqu’il découvre le petit camp à son arrivée « une véritable Cour de miracles comme au Moyen-Age. » « Il y a une jouissance des formes, des couleurs, même face à des cadavres » s’écrie le belge José Fosty dessinant un « tas de cadavres » en février 1945. Ces remarques de peintres peuvent paraître choquantes mais sont révélatrices de leur être. MARIE-FRANCE REBOUL, ancienne professeur d’histoire, très sensibilisée à la déportation par les récits de son oncle déporté de 1943 à 1945 à Buchenwald, a longuement travaillé sur les dessins conservés dans les cabinets d’estampes pour comprendre la déportation. Cet essai est le résultat de son regard porté sur des œuvres trop souvent oubliées
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